Meurtre d’une passagère d’Uber au Liban : « Il ne faut pas que ça arrive ici. »

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C’est avec une grande tristesse que le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), monsieur Abdallah Homsy, a appris le meurtre d’une passagère d’Uber au Liban, son pays d’origine.

« Je suis peiné de constater qu’un meurtre aussi crapuleux ait pu arriver dans mon pays d’origine. Je ne souhaite pas que ça arrive dans mon pays d’adoption, » raconte monsieur Homsy. « Au Liban, une grande attention est généralement donnée à la sécurité des étrangers et des touristes. »

Une Britannique de 30 ans a été violée puis étranglée lundi dans une voiture libanaise d’Uber. Les autorités indiquent que le chauffeur accusé possède des antécédents criminels importants. Ces antécédents ont soit été ignorés par Uber ou trop peu investigués.

Le Liban s’ajoute maintenant sur la liste peu enviable des villes et États qui ont appris à la dure qu’Uber est prête à sacrifier la sécurité des passagers pour grossir ses comptes dans les paradis fiscaux.

« Il ne faut pas que ces agressions se produisent au Québec. Il faut que tous les chauffeurs qui font du transport de personnes, taxi ou Uber, soient vérifiés sans délai et avec rigueur par un corps de police, » estime monsieur Homsy.

Il est important de rappeler que les membres du RITQ suggèrent depuis trois ans la vérification des antécédents criminels par prise d’empreintes digitales, la meilleure façon de détecter tous les criminels. Il est aussi important de rappeler que le gouvernement Couillard a donné aux 10 000 chauffeurs d’Uber Québec une exemption de deux ans avant de devoir montrer patte blanche.