L’industrie du taxi demande le retrait total du projet de loi 17

Share

Montréal, le 24 mars 2019 – Au terme de plusieurs réunions de crise, les dirigeants de l’industrie ont pris la décision suivante : ils demandent le retrait total du projet de loi 17.

« En ce qui nous concerne, le projet de loi 17 est totalement inhumain. Il envoie sciemment et sans détour près de 22 000 familles à la faillite, au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi. Ce terrain-là est brûlé, on ne voit pas comment on peut bâtir dessus. Pour avancer, il faut carrément retirer le projet de loi 17, » explique Abdallah Homsy, porte-parole pour l’industrie du taxi.

Les dirigeants de l’industrie tiennent à souligner que les 12 000 chauffeurs sont tout aussi perdants que les 9 000 propriétaires de permis de taxi. « Si les chauffeurs estiment qu’ils ont du mal à gagner leur vie actuellement, ils en seront tout simplement incapables lorsque le nombre de taxis au Québec passera de 8000 à 80 000 ou 100 000, » ajoute monsieur Homsy.

Grève générale demain

Une grève générale de l’industrie du taxi est prévue demain partout au Québec, à partir de 7 h. Les taxis s’excusent d’avance à leur clientèle. Les clients frustrés seront invités à contacter leur député provincial.

« Il va y avoir grève d’un bout à l’autre du Québec. Déréglementer le taxi pour faire plaisir à Uber, c’est très mal comprendre combien les taxis sont un service essentiel en région. Les Québécois ne vivent pas tous au centre-ville de Montréal », conclut monsieur Serge Lebreux, porte-parole des taxis en région.

– 30 –

À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.