Le ministre Bonnardel offre 0 $ pour l’abolition des permis de taxi

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Montréal, le 26 mars 2019 – Le ministre Bonnardel a confirmé aux dirigeants de l’industrie du taxi, pendant leur rencontre d’une heure, qu’il n’offre pas un seul dollar pour l’abolition des permis de taxi. Il leur a expliqué que les 250 M$ en compensation n’ont aucun lien avec le projet de loi 17, mais plutôt avec la perte de valeur entre 2014 et 2018. Il n’offre donc pas un cent pour la destruction de l’industrie.

« On comprend que les compensations annoncées ne sont pas nouvelles. Elles sont pour les quatre dernières années, pas pour notre avenir. Le gouvernement de la CAQ n’offre absolument rien aux taxis, tout en détruisant notre avenir et nos familles, » explique Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi.

Comment négocier sur 22 000 faillites

Durant cette rencontre, les dirigeants de l’industrie ont été forcés de constater que le ministre n’a fait preuve d’aucune ouverture en ce qui concerne le retrait du projet de loi 17. Ils ont par ailleurs expliqué au ministre qu’il a tout le pouvoir nécessaire pour moderniser l’industrie tout en respectant le contingentement. « Comment voulez-vous qu’on négocie une entente quand la conversation commence par “on va pousser vos 22 000 familles à la faillite ?” On négocie quoi après ça ? On va vous pousser à la faillite, mais on va nous donner un porte-clés ? » ironise Serge Lebreux, porte-parole des taxis en région.

Pour les prochains jours

Au cours des prochaines heures, les dirigeants de l’industrie vont informer leurs membres des réponses insatisfaisantes du ministre des Transports. Des moyens de pression seront élaborés en conséquence par la suite. « C’est certain que la déclaration du premier ministre, comme quoi la proposition de nous pousser à la faillite est “finale” n’aide pas à calmer le jeu, » conclut monsieur Lebreux.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.