La situation va très rapidement dégénérer

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Montréal et Québec, le 22 mars 2019 – Au terme d’une longue réunion hier soir, les dirigeants de l’industrie du taxi ont pris deux décisions principales :

  • Les moyens de pression concertés débuteront lundi matin ;
  • Il y aura une assemblée de taxi dimanche à Montréal. Les 8800 propriétaires de permis de taxi du Québec y sont invités. Le lieu sera annoncé dans les prochaines heures.

« Plusieurs journalistes et même des corps de police nous appellent pour savoir ce qui va arriver. Les propriétaires de taxi sont tellement furieux et ils n’ont tellement plus rien à perdre que nous avons du mal à donner des réponses. Une chose est certaine : la situation va dégénérer très rapidement. Le lobbyiste d’Uber et ministre des Transports, François Bonnardel, en a décidé ainsi, » explique Abdallah Homsy, désigné hier soir porte-parole pour l’industrie du taxi.

Une grève générale débutera lundi matin, d’ici là des gestes de protestation pourraient être posés partout au Québec, comme les taxis, qu’on envoie volontairement et sciemment à la faillite, ne sont plus capables de se contenir.

« On offre nos excuses à la clientèle qui sera touchée. Les clients pourront contacter leur député provincial pour se plaindre. Le tort qu’ils subiront sera relativement petit comparativement aux vies brisées par le lobbyiste d’Uber, » conclut monsieur Serge Lebreux, désigné porte-parole des taxis en région.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 8800 détenteurs de permis de taxi. Collectivement, ces permis valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Pour beaucoup de ces travailleurs, ce permis exigé et émis par le gouvernement du Québec, a été acheté à fort prix et leur propre maison est en garantie de cet achat. S’ils perdent leur permis, ils perdront souvent leur maison par le fait même.