La fusion des territoires urbains de taxi bénéfique pour tous

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Québec, le 20 août 2018 – En même temps que les détails des compensations aux taxis, le gouvernement a aussi annoncé la fusion des territoires urbains de taxi pour la région de Québec. À compter du 24 septembre prochain, les territoires de Québec, Charlesbourg, Beauport, Ste-Foy, Val-Bélair, St-Émile et Wendake ne constitueront plus qu’une seule et grande agglomération de taxi. Tous les taxis dans ces zones pourront desservir n’importe quel client qui s’y trouve.

« Pour la clientèle, pour la planète et pour nous, c’est une excellente nouvelle, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Les temps de réponse aux clients seront plus courts, ce qui sera bon pour les clients. Il y aura moins de voyages à vide, donc moins de pollution. Et la distance entre les courses sera plus petite, ce qui sera plus rentable pour les chauffeurs. »

Cette fusion fait en sorte que le fonctionnement de l’application Taxi Coop, utilisée par plus de 25 000 personnes chaque mois et téléchargée plus de 70 000 fois à ce jour, pourra devenir permanent, en donnant priorité à la voiture la plus près du client.

Les territoires actuels de taxi sont des reliquats d’anciennes gestions périmées, précédent les fusions municipales. « Enfin, tous les citoyens de la ville et de la région de Québec pourront avoir un service à la hauteur de leurs attentes. Les distinctions artificielles et même discriminatoires entre clients n’existeront plus, » estime monsieur Homsy.

Seule Uber doit détester cette mesure

Les dirigeants du RITQ estiment que cette mesure sera particulièrement bénéfique lorsque la demande est forte à un endroit et à un moment précis.

« La fusion sera vraiment utile à l’aéroport, au port de Québec, dans les gares de train et dans les hôtels. Le nombre de voitures qui peuvent les servir est maintenant beaucoup plus grand. Dans un contexte où nous voulons être complémentaires au RTC et au réseau structurant, c’est un avantage concurrentiel important. En fait, il n’y a qu’une seule entreprise qui doit craindre cette mesure : Uber. En pouvant prendre des clients partout et avec une application mobile meilleure que la leur, nous pourrons enfin lutter à armes presque égales, comme Uber n’a toujours pas à payer de permis de taxi, » conclut monsieur Homsy.

Cette mesure est inspirée du contrat du Service de transport adapté de la capitale (STAC). Il y a quelques années, les principaux intermédiaires de taxi de Québec ont choisi de retirer les contraintes de territoire pour ce contrat unifié. Les temps d’attentes ont diminué, la rentabilité des chauffeurs s’est accrue et le nombre de plaintes a chuté. Les dirigeants du RITQ anticipent que la fusion annoncée aura les mêmes effets pour l’ensemble de la clientèle.

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À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec, qui regroupent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus de 1 200 chauffeurs. Le RITQ représente Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg, Taxi Coop Ste-Foy et Taxi Coop Val-Bélair.

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