Comme le gouvernement Couillard, les taxis renoncent à défendre la sécurité des usagers d’Uber

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Depuis trois ans, les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) défendent les intérêts de tous les passagers du transport rémunéré de personnes. Les membres du RITQ renoncent dorénavant à défendre la sécurité des usagers d’Uber.

« Si le gouvernement Couillard abdique sa responsabilité à protéger la sécurité des Québécois en permettant à des criminels “partenaires” d’Uber d’éviter les contrôles policiers, alors nous souhaitons bonne chance aux passagers d’Uber. S’ils veulent un transport sécuritaire, nous les invitons à prendre un taxi. Nos chauffeurs sont tous vérifiés par la police, » explique, déçu, monsieur Abdallah Homsy. « Uber a gagné son pari, le gouvernement Couillard est incapable de lui tenir tête, même si la sécurité des passagers est dans la balance. Lorsqu’une personne sera victime d’un chauffeur d’Uber, on ne pourra blâmer que le gouvernement Couillard. »

L’annonce de ce matin

Contrairement aux affirmations du cabinet du ministre des Transports, les changements annoncés ce matin ne sont pas de légères modifications aux exigences sécuritaires. Elle donne une période de deux ans pendant laquelle les 10 000 chauffeurs actuels d’Uber n’ont pas à se soumettre aux contrôles d’antécédents criminels. Seuls les futurs chauffeurs devront passer par l’examen d’un corps de police. Bref, le ministre des Transports admet que les contrôles de sécurité d’Uber sont déficients, mais il n’appliquera les mesures correctives que pour la minorité des futurs « partenaires ».

Les membres du RITQ sont d’avis que la formation n’a jamais été le réel enjeu des protestations d’Uber Québec. Depuis le début, il était évident qu’Uber craignait les contrôles de sécurité accrues puisque la multinationale a la réputation d’attirer des criminels et de les mettre derrière le volant. Les cas de Londres et Boston sont particulièrement probants. Maintenant que le gouvernement retire à toutes fins pratiques les exigences sécuritaires, les enjeux de formation ne sont étrangement plus un frein pour Uber Québec.

Modernisation immédiate du taxi

Puisque le gouvernement Couillard s’agenouille une nouvelle fois devant Uber, les membres du RITQ exigent fermement que le ministre des Transports s’engage immédiatement, dans les prochaines heures, les prochains jours, à mettre en place sans délai des mesures concrètes pour la modernisation du taxi, telles que la fusion des territoires urbains de taxi, ce qui améliorerait la prestation de service et la rentabilité.

« Il n’est pas normal que des taxis de Ste-Foy ou Charlesbourg qui viennent nous aider au Centre Vidéotron pour répondre à la demande reçoivent des constats d’infraction. Il y a des limites à constamment faire des courbettes devant Uber, tout en maintenant des règles désuètes dans le taxi, » conclut monsieur Homsy.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

Nouveaux ministres aux Transports : les enjeux de sécurité, de compétence et d’équité demeurent les mêmes

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Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) souhaitent la bienvenue aux deux ministres nouvellement nommés aux Transports : monsieur André Fortin, ministre des Transports, et madame Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports.

« Les tâches des transports sont lourdes et importantes, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Nous leur souhaitons bonne chance dans leurs nouvelles fonctions, nous souhaitons qu’ils agissent en fonction des intérêts de tous les Québécois. »

Quatre ministres des Transports en quatre ans

Le changement de ministre des Transports signifie que l’industrie du taxi a connu quatre ministres à ce poste au cours des quatre dernières années : Robert Poëti, Jacques Daoust, Laurent Lessard et maintenant André Fortin. Il est important de noter que ce nouveau changement survient alors que le dossier d’Uber et de l’iniquité envers les travailleurs du taxi n’est toujours pas réglé.

« Notre message envers le ministre des Transports demeure le même. Nos droits doivent être respectés. Les pertes causées par le projet pilote d’Uber doivent être compensées. La modernisation du taxi doit se poursuivre. Notre détermination sur ces enjeux sera inébranlable, » conclut monsieur Homsy.

De plus, les membres du RITQ estiment que les minces exigences nouvellement imposées à Uber constituent le minimum que l’on puisse mettre en place pour assurer la sécurité des passagers et le respect du cadre du projet pilote. Tout fléchissement du gouvernement concernant ces exigences sera perçu par l’industrie du taxi comme une capitulation devant une multinationale sans foi ni loi. Il n’est pas nécessaire de diminuer la sécurité de la clientèle pour innover. L’app Taxi Coop des intermédiaires de Québec en est la preuve. Laurent Lessard et Philippe Couillard ont cité les taxis de Québec comme étant l’exemple à suivre.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Ste-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber…

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Depuis bientôt deux semaines, la multinationale Uber fait volontairement et artificiellement durer le suspense en affirmant qu’elle quittera le Québec le 14 octobre 2017 si les exigences envers ses chauffeurs ne sont pas amoindries.

« À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber, les intermédiaires de taxi de Québec ont deux messages. Tout d’abord, nous ne croyons pas qu’Uber va quitter. Elle utilise son chantage habituel pour tenter de faire bouger les autorités. Ensuite, si Uber venait à quitter, nous croyons que la modernisation du taxi est en marche et qu’elle va s’accélérer. Le départ d’Uber n’enlèvera rien aux Québécois, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

Un message particulier aux chauffeurs d’Uber

Certains de ceux qui craignent le plus le départ d’Uber sont ses chauffeurs, que la multinationale traite comme des travailleurs autonomes, pour éviter de leur payer des avantages sociaux. Ces chauffeurs affirment souvent que la flexibilité des horaires est ce qui les attire chez Uber, qu’il s’agit pour eux d’un revenu d’appoint important. Les membres du RITQ les invitent à offrir leurs services dans l’industrie du taxi, ils y retrouveront la même flexibilité, mais ils n’auront pas à user leur voiture pour le faire, ils auront alors plus d’argent dans leurs poches.

« Ceux qui semblent les plus craintifs sont ceux qui travaillent à temps plein pour Uber, » ajoute monsieur Homsy. « Ces chauffeurs doivent être conscients d’une chose : Uber affirme publiquement qu’elle préfère les chauffeurs à temps partiel, que c’est là son modèle d’affaires. En plus, Uber exprime ouvertement et fréquemment son désir d’éliminer ses chauffeurs le plus tôt possible pour mettre des voitures totalement autonomes sur la route. Bref, c’est un employeur qui n’a aucun respect pour les personnes qui constituent le cœur de sa main d’œuvre. »

Pourquoi une formation ?

La modernisation du taxi est en marche. Elle ne s’arrêtera pas, qu’Uber reste ou parte. Les membres du RITQ continuent d’investir et de bonifier leur app Taxi Coop, en plus d’élaborer une nouvelle formation plus appropriée pour les travailleurs du taxi. D’ailleurs, les membres du RITQ sont d’avis qu’une formation, d’au moins 35 heures par exemple, est absolument nécessaire pour connaître les exigences de la loi québécoise, avoir un minimum de connaissances touristiques et être apte à traiter les demandes spécifiques qui émanent des passagers à mobilité réduite.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Ste-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

Les taxis de Québec sont bien réveillés

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À la suite des menaces d’Uber, voulant que la multinationale quitte si elle n’obtient pas toutes les concessions possibles et impossibles du gouvernement du Québec, le candidat à la mairie Régis Labeaume a affirmé, reflétant le point de vue de certains, «qu’il ne faudrait pas que l’industrie du taxi se remette à dormir.»

Pour tous ceux que le départ très improbable d’Uber inquiète, nous avons un message : si Uber quitte, nous le prendrons comme un grand défi à relever, pas comme une récompense. Nous sommes bien conscients que les attentes des Québécois en ce qui concerne le transport rémunéré de personnes ont évolué. Les intermédiaires de taxi de Québec sont parmi les plus modernes dans la province. L’application mobile Taxi Coop a encore été citée en exemple, cette semaine au Salon bleu, par le premier ministre Couillard, comme un exemple à suivre et la preuve qu’on peut faire mieux qu’Uber. D’ailleurs, nous avons démontré notre désir d’amélioration en contribuant à créer une image de marque pour les taxis de Québec. Nous avons proposé la création du taxi-bus pour améliorer le service du RTC, là où un autobus est inutile.

Il est vrai que notre service sur le terrain est imparfait à l’occasion. Cette imperfection est applicable à tous les moyens de transport de masse. Les clients ont parfois des plaintes contre Téo, Uber, le RTC, les traversiers, les avions… Par définition, anticiper à la perfection et à la seconde près les besoins en transport de milliers d’usagers est une tâche colossale, mais nous nous y appliquons avec rigueur et énergie chaque jour. Nous croyons que les moyens technologiques actuels et futurs sont de nouveaux outils pour atteindre cet objectif, de concert avec la compétence et la probité. C’est l’engagement que nous prenons envers vous, qu’Uber reste ou parte.

Pour y arriver, nous aurons besoin de l’aide annoncée par le gouvernement du Québec. L’arrivée d’Uber au Québec a coûté entre 400 et 600 millions $ à l’industrie du taxi, sans compter que les prêteurs du taxi refusent dorénavant toute créance. Il est difficile de rénover la cuisine, quand la maison est en feu et que le banquier refuse de prêter. Nous continuerons nos améliorations constantes. Elles se feront d’autant plus rapidement si le marché du transport rémunéré de personnes redevient enfin équitable.

Pour la première fois depuis trois ans, le premier ministre Couillard a prononcé cette semaine des paroles avec lesquelles nous pouvions être d’accord : «ce [n’est pas] au gouvernement du Québec de se mettre à plat ventre devant une multinationale». Compte tenu de tous les revers qu’il nous a fait subir et de tous les préjudices qu’il a imposés aux 22 000 familles du taxi, nous sommes extrêmement sceptiques envers le gouvernement de Philippe Couillard. Trop souvent, ses propos courageux se sont transformés en entente à sens unique, annoncée tard le vendredi soir.

Peut-être, enfin, le premier ministre s’est-il trouvé une épine dorsale suffisante pour tenir tête à des bullies de Silicon Valley? Sans dire que nous souhaitons dormir, disons qu’on peut rêver, rêver à la fin d’une iniquité annoncée et mise en place depuis bientôt trois ans.

Abdallah Homsy, Porte-parole, Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

Photo du Soleil de Québec

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201709/27/01-5137272-les-taxis-de-quebec-sont-bien-reveilles.php

Uber va interrompre son service uniquement pour frustrer ses utilisateurs

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Fidèle à elle-même, la multinationale Uber menace ce matin d’interrompre son service si elle n’obtient pas toutes les concessions qu’elle veut du gouvernement du Québec.

« Il ne faut pas que les Québécois se trompent : Uber n’est pas obligée de stopper ses opérations, elle le fait uniquement pour frustrer ses utilisateurs et faire pression sur le gouvernement. Ça démontre bien le respect qu’elle a pour ses utilisateurs, avec qui elle joue sans scrupule, » explique Georges Malouf, porte-parole montréalais des intermédiaires de taxi. « Encore une fois, Uber, au lieu de négocier de bonne foi, préfère faire du bullying commercial. C’est le chantage classique d’Uber. La vraie question, nous la posons depuis bientôt trois ans, le gouvernement du Québec est-il capable de se faire respecter ou va-t-il encore flancher et se mettre à plat ventre devant les quelques pressions d’Uber ? »

Le cas de Boston

Depuis avril 2017, les antécédents criminels de tous les chauffeurs de Lyft et Uber dans la région de Boston sont vérifiés par un corps de police et pourtant la multinationale opère toujours là-bas. En une journée, les autorités de Boston ont exclu 8000 « partenaires » d’Uber et Lyft à cause de leur passé criminel. Selon ces estimations, 11 % des « partenaires » d’Uber et Lyft ont un dossier criminel trop lourd pour conduire des passagers vulnérables.

« Le gouvernement du Québec ne doit pas abaisser les standards de sécurité pour les passagers. L’innovation technologique ne peut pas vouloir dire un affaiblissement de la sécurité des personnes transportées. Le premier ministre Couillard l’a souvent répété, après Uber, il y aura Lyft et les autres. On ne doit pas abaisser les standards maintenant, le gouvernement du Québec enverrait le message qu’il cède constamment au bullying commercial, » ajoute monsieur Abdallah Homsy, porte-parole des intermédiaires de taxi pour la région de Québec.

Poursuivre la modernisation

De plus, les intermédiaires de taxi estiment que ces menaces construites par Uber ne doivent pas ralentir la modernisation du taxi annoncée par le gouvernement du Québec. Si Uber quitte, l’importance de moderniser l’industrie du taxi n’est qu’augmentée. Les travaux annoncés en matière d’applications mobiles, d’images de marque et de compensation financière doivent aller de l’avant.

Les intermédiaires de taxi regroupés représentent près de 2000 voitures de taxi au Québec

À Montréal :

  • Kamal Azimi, Atlas Taxi
  • George Boussios, Taxi Champlain
  • Yung Cuong, Taxi Para Adapté
  • Richard Lynch, Taxi Angrignon
  • Georges Malouf, Taxi Pontiac et Boisjoly

À Longueuil :

  • Arezki Djema, Taxi Union

À Québec :

  • Abdallah Homsy, RITQ

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Source :    Les intermédiaires de taxi

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

Réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à l’annonce du renouvellement du projet pilote d’Uber et des intentions du gouvernement concernant l’industrie du taxi

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Monsieur Laurent Lessard

Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports

 

Objet : Réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à l’annonce du renouvellement du projet pilote d’Uber et des intentions du gouvernement concernant l’industrie du taxi

Monsieur le Ministre,

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) est le principal représentant de l’industrie du taxi de la région de Québec. En effet, regroupant plus de 600 propriétaires et plus de 1200 chauffeurs, nous représentons 95 % de l’industrie de la région. À ce titre, nous avons participé aux travaux du Comité sur la modernisation de l’industrie du taxi dont vous avez dévoilé les recommandations aujourd’hui, en plus d’annoncer la prolongation du projet pilote d’Uber.

Nous souhaitons donc vous transmettre la réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à la suite de ces annonces de votre gouvernement.

Le principal constat du Comité, que vous avez par ailleurs reconnu comme représentant du gouvernement du Québec, est que le projet pilote qui permet à Uber de fonctionner au Québec sans respecter les règles imposées à l’industrie du taxi a suscité une baisse moyenne de la valeur des permis de taxi de l’ordre de 38 %. Lors de votre annonce, vous avez par ailleurs reconnu le besoin de compenser cette baisse de valeur autant que la responsabilité du gouvernement en ce sens. La valeur totale des permis de taxi au Québec était estimée à 1,4 milliard de dollars avant Uber.

Malgré ces constats importants, les annonces d’aujourd’hui sont totalement injustes. En effet, alors que la baisse de valeur des permis est confirmée et que le gouvernement reconnaît la nécessité de compenser l’industrie, aucune compensation n’est annoncée. Au mieux, on nous promet un groupe de travail impliquant le ministère des Finances afin d’établir les besoins et le soutien financier nécessaire à la modernisation de l’industrie. Ainsi, alors que l’impact négatif sur l’industrie est confirmé et que le gouvernement reconnaît qu’il doit agir, aucune compensation n’est confirmée.

Cette injustice est aggravée par le fait que le gouvernement s’abstient de demander à Uber de payer le juste prix pour l’autorisation exceptionnelle qui lui est accordée d’opérer sans limitation de nombre de véhicules sur le territoire du Québec. Pas de plafond pour Uber, pas de compensation pour l’industrie. Sous ces aspects, votre gouvernement n’est donc pas celui du « changement profond », tel que l’annonçait le premier ministre Philippe Couillard, mais celui de l’injustice profonde.

Certes, malgré cette aberration fondamentale, des stratèges se sont assurés de saupoudrer un peu de sucre au travers de ce mélange indigeste favorisant Uber. Nous faisons ainsi référence aux dispositions visant les chauffeurs d’Uber en matière de formation, à la vérification de leurs antécédents judiciaires par les policiers, aux vérifications mécaniques obligatoires et à l’interdiction du lanternon. Ces éléments ne changent rien au constat d’injustice de vos annonces d’aujourd’hui.

Comme vous le savez, notre regroupement n’est pas un partisan de la politique de la chaise vide. Nous participerons donc néanmoins aux travaux découlant de ces annonces, en particulier ceux du comité impliquant les Finances ainsi que ceux visant la finalisation du programme de financement de la modernisation de l’industrie, avec la même bonne foi et la même franchise qui nous ont toujours caractérisés. Cela étant dit, nous devons vous prévenir : le dossier d’Uber sera, par la force des choses, l’un des dossiers chauds de la campagne électorale de 2018.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Le porte-parole,

Abdallah Homsy

Retrait de la licence d’Uber : Londres a le courage de protéger ses citoyens

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Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) applaudissent la décision des autorités londoniennes de retirer la licence d’exploitation d’Uber afin de protéger ses citoyens. Londres base sa décision sur l’apparent désir d’Uber de cacher la dangerosité et les actions criminelles de certains « partenaires ». La multinationale semble plus préoccupée par ses profits que la probité des transporteurs de personnes.

« Ça fait des mois qu’on dit que les pratiques d’Uber ne protègent pas les citoyens, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Est-ce que le gouvernement Couillard va renouveler un projet pilote qui met en danger la sécurité de la population? Est-ce que ça va prendre un mort pour que le gouvernement libéral mette un terme à son projet pilote extrêmement mal balisé et dangereux pour le public ? »

En mai, Le Soleil et le 98,5 FM ont exposé le cas de Sam, un homme avec un casier judiciaire pour voie de fait armé, expulsé de l’industrie du taxi, mais chauffeur chez Uber Québec. Il y a une semaine, La Presse mettait en lumière que cinq « partenaires » d’Uber Québec ont conduit des passagers vulnérables malgré leur dossier criminel.

« Londres n’est ni la première ni la dernière ville à bannir Uber pour ses pratiques plus que douteuses, » ajoute monsieur Homsy. « Comment se fait-il qu’une juridiction municipale ait plus de courage que le gouvernement du Québec ? Le premier ministre et le ministre des Transports jouent avec le feu, uniquement pour permettre à une multinationale d’opérer et d’envoyer ses revenus dans les paradis fiscaux, en ne contribuant rien à la collectivité québécoise. Il faut que le gouvernement libéral s’en rende compte avant qu’il soit trop tard. »

Le RITQ souligne que le gouvernement Couillard a mis sur pied le Comité de modernisation du taxi en janvier, mais semble prêt à agir avant même d’obtenir les recommandations de ce comité, qui devraient venir dans quelques jours.

À Boston

Le cas de Londres suit de quelques mois l’expulsion de plus 8000 « partenaires » d’Uber et de Lyft à Boston, après que les autorités aient exigé que les antécédents criminels soient vérifiés par un corps de police. Selon ces estimations, 11 % des « partenaires » d’Uber sont des criminels.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Ste-Foy, Taxi Beauport, Taxi Charlesbourg et Taxi Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Lettre ouverte : Y a-t-il un pilote dans la limousine?

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Chers collègues de l’industrie du taxi,

Depuis bientôt trois ans, le premier ministre Philippe Couillard nous impose la cohabitation avec une multinationale sans foi ni loi qui a mis à mal notre industrie sans l’ombre d’un remords. Depuis un an, il a légalisé les services d’Uber, ce qui a fait chuter, dans la région de Québec, notre chiffre d’affaires et la valeur de nos permis d’environ 30 %. À Montréal, des permis qui se vendaient 200 000 $ ne trouvent même pas preneur à 65 000 $ ! Et aujourd’hui, à Val-d’Or, le premier ministre nous dit qu’on doit continuer la « transformation », lire : mise à mort, que ce n’est qu’un début, que ce qui nous attend « ce sont les voitures sans conducteur ».

En ce qui concerne les membres du RITQ, le premier ministre Couillard vient de nous démontrer hors de tout doute son absence totale de compréhension concrète du dossier et son manque flagrant de jugement, de vision pour le transport rémunéré de personnes. Il semble condamné à répéter les paroles creuses qu’un lobbyiste lui souffle à l’oreille.

Quand il a parlé, à tort, « d’économie du partage », on a cru qu’il manquait d’information. Quand il a dit qu’Uber faisait du « covoiturage urbain », on s’est dit qu’il écoutait trop naïvement les propos fallacieux d’Uber. Mais maintenant, trois ans plus tard, quand il nous dit que les voitures sans chauffeur sont en route, que les travailleurs du taxi doivent leur céder le pas et mourir dans le silence, on se demande : y a-t-il un pilote dans la limousine du premier ministre ? Est-il conscient que les voitures sans chauffeur ne peuvent même pas rouler dans une légère pluie californienne, encore moins dans une tempête de neige québécoise ? Son prédécesseur voulait avoir « les deux mains sur le volant », mais Philippe Couillard semble heureux de se faire conduire par des multinationales sans respect pour nos lois, pendant qu’il s’assoupit sur la banquette arrière et que des milliers de familles québécoises se font passer sur le corps. S’il veut jouer au futurologue ésotérique, pourquoi ne nous annonce-t-il pas la fin des avions, que Bombardier doit continuer sa « transformation », lire : déclin rapide, comme les voitures volantes seront bientôt là ? Honnêtement, ça ne fait pas sérieux ! Avons-nous un premier ministre qui défend les intérêts des Québécois ou un nouveau fidèle sans discernement converti à la religion de Silicon Valley ?

Pour résumer la situation : le projet pilote d’Uber affecte près de 60 % de l’industrie du taxi, la valeur des permis de taxi touchés a chuté entre 30 % et 70 % depuis l’arrivée d’Uber, des femmes se font agresser par de faux Uber, des chauffeurs Uber qui possèdent un dossier criminel conduisent des passagers vulnérables, près de 20 000 familles du taxi se voient privées de revenus essentiels à leur survie, la multinationale envoie ses revenus dans des paradis fiscaux… Et malgré tout, on va continuer dans la même voie ?

Après trois ans, l’artisan de notre malheur est on ne peut plus clair. Des propos simplistes et fallacieux ne nous feront pas changer d’idée.

Abdallah Homsy

Porte-parole

Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

Lettre aux candidats dans Louis-Hébert

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Les membres du RITQ sont conscients que l’élection partielle dans Louis-Hébert sera vue par plusieurs comme une élection baromètre. Soucieux de défendre les droits des travailleurs du taxi et songeant à mettre leur poids politique dans la balance, les dirigeants du RITQ ont demandé une rencontre privée avec chacun des candidats afin de connaître leur position sur le transport de personnes, l’équité et le projet pilote d’Uber.

Voici l’essentiel de la lettre envoyée aux candidats :

PAR COURRIEL

Québec, le 13 septembre 2017

Objet : Demande de rencontre d’urgence avec l’industrie du taxi de la région

Madame,

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) est composé des principales entreprises de taxi de la région de Québec. Nous sommes donc le principal interlocuteur du gouvernement du Québec et des autorités municipales en matière de taxi dans la région, avec qui nous collaborons régulièrement. Sachez par ailleurs que nous sommes particulièrement actifs sur le plan des technologies adaptées au secteur du taxi, notamment avec notre application Taxi Coop, le tout dans une optique d’amélioration continue de la qualité des services à la population de la région.

Nous vous sollicitons aujourd’hui afin de vous rencontrer, le plus rapidement possible, avant le dévoilement de vos engagements à l’endroit de la population de votre circonscription et de votre région. En effet, à peine quelques jours après l’élection partielle pour laquelle vous êtes candidate, le gouvernement devra trancher à savoir s’il prolonge, ou non, le projet pilote d’Uber, lequel a eu un effet dévastateur sur l’industrie du taxi de la région. Mentionnons uniquement en ce sens le fait que la présence d’Uber a suscité une baisse de la valeur des permis de taxi de l’ordre de 30 %. Cela peut représenter une perte nette de près de 60 000 $ par titulaire.

Afin de vous donner un aperçu de l’impact économique énorme du projet pilote d’Uber dans la région, il faut vous rappeler que celle-ci regroupe plus de 600 propriétaires de permis de taxi et plus de 1200 chauffeurs. C’est donc plus de 600 investisseurs qui voient leur bien, souvent destiné à leur retraite, se voir dévalué. C’est également plus de 1200 familles dont la source de revenus est menacée. Sans oublier les pertes fiscales de 20 millions de dollars par année que le gouvernement du Québec a affirmé subir en raison du modèle Uber.

Cela dit, en plus de l’impact économique majeur que cela représente pour ces familles et la région dans son ensemble, il nous semble à propos de spécifier que plus de la moitié des travailleurs de l’industrie du taxi de la région sont issus de l’immigration. Dans le contexte où le gouvernement du Québec entreprend des travaux sur la discrimination systémique, nous tenons à vous souligner que le projet pilote d’Uber a un effet négatif concentré sur ces Québécois.

Nous vous sollicitons donc pour une rencontre d’urgence, afin d’évaluer la possibilité que le soutien à l’industrie du taxi par la fin du projet pilote d’Uber fasse partie de vos engagements électoraux. Le RITQ a en particulier proposé au gouvernement qu’un nombre précis de permis de taxi soit dédié à la réalisation de projets pilotes avec de nouveaux joueurs de l’industrie. Nous espérons donc une réponse favorable à la présente demande de rencontre au cours des prochains jours.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Le porte-parole,
Abdallah Homsy