« Uber ne les respectera pas et le gouvernement Couillard va plier encore une fois »

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Québec, le 15 janvier 2018 – Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) tiennent à rappeler que c’est à partir d’aujourd’hui que les nouvelles exigences du ministère des Transports entrent en vigueur pour Uber Québec. Théoriquement, tous les chauffeurs d’Uber enregistrés après le 14 octobre 2017 doivent avoir en main une vérification d’antécédents criminels par un corps de police et avoir complété une formation de 35 heures.

« Nous sommes convaincus que ces nouvelles exigences auront le même effet que les anciennes, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Le gouvernement ne vérifiera rien, pour être certain de ne pas trouver de non-conformités. Uber va faire semblant de se plier aux exigences, mais ne fera concrètement rien. Dans quelques semaines, quand on va apprendre qu’Uber a une fois de plus méprisé les lois du Québec, le gouvernement Couillard va plier encore une fois et accorder un nouveau délai. Et ainsi de suite. Ça fait quatre ans qu’Uber opère chez nous. Il serait peut-être temps que le Québec se fasse respecter. »

 Diminution des exigences de sécurité envers les passagères

Les membres du RITQ tiennent à rappeler que, après le dévoilement d’un chauffeur criminalisé d’Uber Québec, le ministre Lessard, alors ministre des Transports, avait annoncé que tous les chauffeurs d’Uber devraient avoir leurs antécédents vérifiés par la police pour transporter des personnes. À la dernière minute, le nouveau ministre des Transports, André Fortin, a abaissé la barre et spécifié que ces exigences ne s’appliqueraient qu’aux nouveaux chauffeurs d’Uber, permettant ainsi à 10 000 employés d’Uber de transporter des passagères sans être vérifiés par la police, au même moment où Uber perdait sa licence à Londres pour avoir caché des violeurs parmi ses conducteurs.

« Il apparaît de plus en plus clairement que le gouvernement Couillard est incapable de se faire respecter d’Uber, » ajoute monsieur Homsy. « Le premier ministre est prêt à risquer la sécurité des Québécoises pour faire plaisir à une multinationale qui ne crée aucun emploi de qualité, qui ne paye aucun impôt et qui refuse même de rembourser les taxes usurpées pendant ses opérations illégales. Visiblement, ce n’est pas Uber qui va se plier aux lois du Québec. C’est le gouvernement du Québec qui va faire les quatre volontés d’Uber. »

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Contact :           Félix Tremblay

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Les taxis ont raison d’être sceptiques : « tous les scénarios sont sur la table »

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Première réunion du comité Finances-Transports

Québec, le 11 janvier 2018 – La première réunion du comité Finances-Transports a lieu ce matin. Le constat des taxis de Québec est simple : leurs craintes sont justifiées, le gouvernement Couillard leur a dit que « tous les scénarios sont sur la table », y compris sacrifier 22 000 travailleurs pour faire plaisir à une multinationale sans foi ni loi qui refuse même de rembourser les taxes qu’elle a volées aux Québécois lors de ses opérations illégales. La simple notion de compensation, pourtant annoncée par le ministre des Transports André Fortin lors de la formation du comité, a été remise en question.

« Le premier ministre Couillard a annoncé il y a quelques semaines que ce n’est pas au gouvernement du Québec “à se mettre à plat ventre devant une multinationale”. Aujourd’hui, ses représentants nous ont prouvé tout le contraire, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Ils sont prêts à tout pour Uber, dont abolir les permis de taxi, envoyer des milliers de familles à la ruine et changer toutes les règles du transport de personnes. »

Les représentants du taxi sont particulièrement inquiétés du fait que les porte-parole du gouvernement ont même affirmé qu’ils ne prennent aucun engagement et que même une compensation pour les pertes déjà encourues n’est pas garantie. Les membres du RITQ ont insisté pour que le comité se penche aussi sur la rentabilité journalière des travailleurs du taxi et que la réflexion ne se limite pas aux permis de propriétaire.

« Le gouvernement Couillard nous montre une fois de plus qu’il est incapable de tenir tête aux multinationales. Il est trop hypnotisé par elles, » ajoute monsieur Homsy. « Je dis bonne chance aux Québécois. Aujourd’hui, c’est Uber, demain ce sera Amazon, Expedia… Nous sommes entourés de géants qui n’ont aucun respect pour nous, qui cherchent à nous dévorer et nous avons un gouvernement qui refuse ou est incapable de défendre nos droits. Un jour, il sera trop tard pour renverser la vapeur. »

Malgré son profond scepticisme et son inquiétude exacerbée, les représentants du RITQ maintiendront leur participation au comité Finances-Transports afin de continuer à défendre les intérêts des travailleurs du taxi.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Première réunion du comité Finances-Transports : Le temps des concessions est terminé !

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Québec, le 10 janvier 2018 – La première réunion du comité Finances-Transports a lieu demain matin, à la demande du gouvernement Couillard, afin d’établir les compensations à verser aux taxis à la suite des projets pilotes accordés à la multinationale sans foi ni loi Uber. Les dirigeants du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) ont un message pour les représentants du gouvernement : le temps des concessions est terminé !

« Ça fait maintenant près de quatre ans que le gouvernement Couillard tergiverse autour de la question d’Uber, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Trois commissions parlementaires, deux années dans l’illégalité, deux projets pilotes incluant plusieurs privilèges refusés aux taxis, quatre ministres des Transports, 25 millions en taxes impayées et encore plus de millions envoyés dans les paradis fiscaux. Pendant ce temps, 22 000 familles honnêtes ont vu leur investissement chuter dramatiquement et leurs revenus hebdomadaires diminuer au point de devoir faire des choix déchirants chaque jour. Les taxis ont encaissé toutes les pertes dans cette situation pendant que le gouvernement s’en lavait les mains ! À partir d’aujourd’hui, nous serons intransigeants ! Le gouvernement Couillard s’engage maintenant formellement à nous compenser et nous ne le laisserons pas se défiler ou nous servir des arguments fallacieux. Il a fait trop de concessions sur notre dos ! »

 Permis et rentabilité

Les membres du RITQ tiennent à rappeler que le gouvernement Couillard doit corriger deux problèmes majeurs qu’il a lui-même créés : la chute de valeur des permis et la baisse importante de rentabilité journalière. La compensation de baisse de valeur des permis sera insuffisante si le problème de rentabilité n’est pas corrigé, puisque ce ne sera qu’une descente plus lente, mais certaine, vers la faillite pour les 22 000 familles du taxi du Québec.

« Le gouvernement doit nous compenser à la valeur de nos permis en janvier 2014, avant l’arrivée illégale d’Uber tolérée par Philippe Couillard et il doit trouver une façon de ramener nos revenus au même niveau qu’à cette date. Nous n’accepterons rien de moins, » ajoute monsieur Homsy.

Déréglementation catastrophique

Les dirigeants du RITQ tiennent à réitérer leur désaccord total envers une direction que semble prendre le gouvernement Couillard, celle de la déréglementation complète. « Le gouvernement nous laisse entendre qu’il pourrait prendre cette direction et abolir le cadre actuel du taxi. Nous sommes absolument opposés à cette proposition et nous serons vigilants envers chaque démarche qui pourrait y mener. Ce serait une catastrophe pour notre industrie et nos travailleurs, » conclut monsieur Homsy.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Rencontre importante le 11 janvier 2018

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Chers collègues de l’industrie du taxi,

Jeudi prochain, le 11 janvier 2018, aura lieu une rencontre déterminante pour notre industrie. Ce sera la première rencontre du comité Finances-Transports qui vise à établir les compensations qui nous reviennent, après que le gouvernement Couillard ait partiellement ouvert à Uber le marché du transport rémunéré de personnes au Québec. Autour de la table seront des représentants du taxi et des représentants du gouvernement.

Nous le savons tous, ce gouvernement nous sert des arguments boiteux depuis bientôt trois ans au sujet d’Uber et de son impact sur la valeur de nos permis et notre chiffre d’affaires. Pendant que nos permis dégringolent et que nos familles se privent par manque d’argent, ce gouvernement lance un nouveau projet pilote, comme si les impacts d’Uber étaient difficiles à saisir.

Ces arguments boiteux, nous les avons tous entendus cent fois. Au cours des prochains jours, le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) répondra à ces arguments souvent fallacieux et faciles, pour remettre les pendules à l’heure. Nous vous invitons à les partager sur Twitter, Facebook et WhatsApp.

Les représentants du RITQ ont l’intention de fermement défendre la valeur des permis et la capacité des travailleurs à faire un salaire décent.

Meurtre d’une passagère d’Uber au Liban : « Il ne faut pas que ça arrive ici. »

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C’est avec une grande tristesse que le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), monsieur Abdallah Homsy, a appris le meurtre d’une passagère d’Uber au Liban, son pays d’origine.

« Je suis peiné de constater qu’un meurtre aussi crapuleux ait pu arriver dans mon pays d’origine. Je ne souhaite pas que ça arrive dans mon pays d’adoption, » raconte monsieur Homsy. « Au Liban, une grande attention est généralement donnée à la sécurité des étrangers et des touristes. »

Une Britannique de 30 ans a été violée puis étranglée lundi dans une voiture libanaise d’Uber. Les autorités indiquent que le chauffeur accusé possède des antécédents criminels importants. Ces antécédents ont soit été ignorés par Uber ou trop peu investigués.

Le Liban s’ajoute maintenant sur la liste peu enviable des villes et États qui ont appris à la dure qu’Uber est prête à sacrifier la sécurité des passagers pour grossir ses comptes dans les paradis fiscaux.

« Il ne faut pas que ces agressions se produisent au Québec. Il faut que tous les chauffeurs qui font du transport de personnes, taxi ou Uber, soient vérifiés sans délai et avec rigueur par un corps de police, » estime monsieur Homsy.

Il est important de rappeler que les membres du RITQ suggèrent depuis trois ans la vérification des antécédents criminels par prise d’empreintes digitales, la meilleure façon de détecter tous les criminels. Il est aussi important de rappeler que le gouvernement Couillard a donné aux 10 000 chauffeurs d’Uber Québec une exemption de deux ans avant de devoir montrer patte blanche.

44 M$ pour la modernisation du taxi : Le ministre vient d’annoncer qu’Uber est là jusqu’en 2022

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Québec, le 15 décembre 2017 – Le ministre des Transports a annoncé ce matin qu’une part des 44 M$ sur 5 ans pour la modernisation des taxis proviendra des redevances versées par Uber à l’État. Il annonce donc par le fait même qu’Uber est là pour rester, au moins jusqu’en 2022, alors que nous sommes pourtant en phase de projet dit pilote.

« Officiellement, le gouvernement “étudie” toujours la question d’Uber, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Il est encore plus clair maintenant que le gouvernement a déjà décidé et fera tout en son possible pour que la multinationale aux pratiques d’affaires plus que discutables reste au Québec et continue d’écraser les 22 000 familles du taxi. Depuis le début, le gouvernement Couillard est à genoux devant Uber, alors que l’entreprise refuse toujours de rembourser les taxes pour ses opérations illégales de 2015 et 2016. »

Le véritable enjeu demeure la valeur des permis

La somme de 44 M$ pour la modernisation du taxi est beaucoup trop faible selon les membres du RITQ. Ils estiment que le ministre évite le véritable enjeu, celui de la valeur des permis. L’argent annoncé équivaut à 1100 $ par année par taxi.

« Cette somme ne paye même pas les frais de la SAAQ pour mes plaques de taxi, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Pendant ce temps-là, la valeur des permis au centre-ville de Québec est passée de 210 000 $ à 140 000 $ et le projet pilote d’Uber n’est même pas terminé. On va compenser une perte de 70 000 $ avec un chèque de 1000 $ ? Il y a quelqu’un qui doit refaire ses cours de maths quelque part. »

 Comité des Finances

Les représentants du RITQ ont l’intention de participer pleinement au comité des Finances mis sur pied par le gouvernement pour déterminer la valeur des compensations à verser aux détenteurs de permis de taxi. Ils ont l’intention de défendre âprement les intérêts des travailleurs du taxi de Québec. S’il souhaite minimiser les pertes des taxis, le gouvernement pourrait simplement fusionner les territoires urbains de taxi ce qui diminuerait le temps de réponse et augmenterait la rentabilité des travailleurs. Il n’aurait qu’à changer quelques règlements.

 À propos du RITQ

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Le gouvernement prolonge le projet pilote du RITQ d’un an

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Québec, le 14 décembre 2017 – Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) sont heureux de constater que leur projet pilote est prolongé d’une autre et dernière année. Il est important de rappeler que ce projet pilote permet à la répartition d’envoyer la voiture la plus près du client, sans d’égard pour le territoire urbain de taxi, dans la mesure où l’appel est fait par application mobile et qu’aucune voiture du territoire n’est disponible en moins de quelques secondes. Cette mesure à la fois diminue le temps de réponse et augmente la rentabilité du taxi. Le projet pilote venait à échéance le 31 décembre 2017.

« C’est évidemment une bonne nouvelle, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Nos clients et nos travailleurs n’auront pas à changer leurs habitudes lors d’une des soirées les plus achalandées de l’année. Cela étant dit, nous sommes encore loin d’une solution complète. »

Manque de cohérence

Les membres du RITQ se questionnent sur la nécessité de prolonger le projet pilote pendant encore un an, alors qu’il fait ses preuves depuis deux ans. De plus, la mesure adoptée ne règle pas les problèmes de desserte du Centre Vidéotron ou celle des bateaux de croisière dans le port de Québec.

« Le gouvernement Couillard s’empresse de céder à tout le chantage d’Uber, mais tergiverse et traîne de la patte pour faire de simples modernisations au cadre du taxi depuis bientôt trois ans. Le gouvernement nous demande d’investir pour mettre à jour nos services, mais il nous propose constamment un cadre temporaire. Il y a là un grave manque de cohérence. Il serait temps qu’on mette en place de vraies solutions, plutôt que des projets pilotes, » conclut monsieur Homsy.

Rabais de 15 %

Les intermédiaires de taxi de Québec rappellent que la meilleure façon d’appeler un taxi est d’utiliser l’app Taxi Coop. Un rabais de 15 % s’applique sur toutes les courses commandées de cette manière jusqu’au 31 décembre 2017. La réservation à l’avance d’une course, dans l’app, est aussi une innovation appréciée de la clientèle.

À propos du RITQ

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Les gouvernements plument les petits et laissent courir les gros

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Québec, le 11 décembre 2017 – Après Uber, Amazon et Netflix, on découvre maintenant que les agences de voyages en ligne, comme Expedia et Booking, bénéficient elles aussi du laxisme des gouvernements fédéral et provincial. Prélever des taxes sans les remettre à l’État constitue un affront aux clients et aux contribuables.

« Encore une fois, on a l’impression qu’il y a deux classes de citoyens dans notre pays : les contribuables normaux, pour qui les lois fiscales s’appliquent à la lettre et jusqu’au dernier cent, et les multinationales qui peuvent enfreindre les lois du pays sans aucun problème et sans risque de réprimande. Les électeurs sont-ils devenus des citoyens de second ordre au Canada ? Aurions-nous plus de droits si on s’enregistrait dans les paradis fiscaux ? On en vient à le croire, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

Il est important de rappeler qu’Uber a opéré illégalement pendant deux ans au Québec. La multinationale refuse toujours de payer ses dus et prend tous les moyens à sa disposition pour bloquer les poursuites de Revenu Québec. Malgré tout, le gouvernement Couillard lui a accordé le privilège d’un projet pilote. Amazon se permet de vendre au Canada, sans imposer les taxes. Netflix s’est vu accorder la permission de ne pas imposer de taxes au Canada, sous prétexte qu’elle fait un investissement. Il est aussi important de noter que ces entreprises ne paient pas ou presque pas d’impôts au Canada ou au Québec.

« Qu’une entreprise veuille faire de l’argent, on peut le comprendre, mais que nos gouvernements se mettent à plat ventre et fassent des passe-droits n’a aucun sens. Que les agences du revenu ferment les yeux sur des pratiques déloyales, voire illégales, est totalement ahurissant. Il est temps que nos élus les remettent à leur place. Il ne doit plus y avoir deux classes de citoyens chez nous, » conclut monsieur Homsy.

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Lettre ouverte – Abolir les permis de taxis?

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Avez-vous remarqué que depuis l’arrivée en poste du nouveau ministre des Transports, André Fortin, vous n’entendez plus du tout parler d’Uber et des taxis? Certains pourraient être tentés de croire que cette absence de nouvelles signifie que tout baigne dans l’huile. Dans l’industrie du taxi, nous n’avons pas cet optimisme. À force de voir nos droits bafoués par le premier ministre, on tire des leçons.

Plusieurs parmi nous croient que le gouvernement nous annoncera très prochainement, comme un cadeau de Noël empoisonné, qu’il abolira les permis de taxi dont dépendent 22 000 familles québécoises. Cette abolition aura pour but de permettre totalement et sans réserve les opérations de la multinationale sans foi ni loi, opaque, misogyne, déloyale, complice d’infractions criminelles et récidiviste, Uber.

Certains croient que le ministre des Transports nous offrira, pour compenser une perte d’environ 200 000 $ par permis, un crédit d’impôt sur 10 ans. La belle affaire! Ce sera là une compensation risible et vide de sens puisqu’il enverra ces familles à la faillite. Quand on n’a pas de revenus, les crédits d’impôt ne sont d’aucune utilité.

Pourquoi le gouvernement Couillard fera-t-il cette annonce très bientôt? Deux raisons : le timing et les manœuvres habituelles du premier ministre. La défaite de Denis Coderre a démontré qu’il vaut mieux gérer une crise avant les élections plus tôt que pendant. Le projet pilote d’Uber est valide jusqu’en octobre 2018, justement au moment où auront lieu les élections provinciales. Le premier ministre Couillard a donc ordonné à son équipe de clore le dossier le plus rapidement possible, pour qu’on n’y pense plus une fois dans l’isoloir. Comprenons-nous bien : les mesures qui seront proposées pour le taxi risquent fortement d’être scandaleuses et gravement inéquitables. C’est pourquoi elles doivent être le plus loin possible du 1er octobre 2018.

Aussi, de toute évidence, le premier ministre préfère pousser ses ministres des Transports dans des décisions inéquitables et injustes alors qu’ils arrivent dans leur ministère et qu’ils tentent encore d’en saisir toutes les nuances.

Le ministre Poëti, bien en selle, a remis Uber à sa place en disant à ses dirigeants qu’ils devaient se conformer aux règles avant de vouloir les changer. Le premier ministre lui a fait perdre sa limousine pour cette affirmation légitime de l’autorité québécoise. Le ministre Daoust a rapidement compris la malhonnêteté d’Uber et la façon cavalière dont elle traite les lois du Québec.

À minuit moins une, le cabinet du premier ministre lui a imposé un amendement à sa loi, amendement qui rend possibles les projets pilotes avec lesquels on se débat actuellement. Deux semaines après son arrivée en poste, Laurent Lessard, encore bien peu au courant du dossier, a conclu une entente avec Uber, à la demande explicite du premier ministre. Un an plus tard, alors qu’il maîtrisait enfin le dossier et qu’il affirmait clairement que le gouvernement du Québec ne se mettrait pas à genoux devant une multinationale, Couillard l’a tassé. À peine atterri sur la chaise du ministre, André Fortin a fait fi des affirmations de son prédécesseur pour plaire à Uber, notamment en abaissant les standards de vérifications d’antécédents criminels.

Bref, que le ministre des Transports s’appelle André, Laurent, Jacques ou Robert, les vraies décisions se prennent dans le bureau du premier ministre. Et il a clairement fait son lit : les 22 000 familles du taxi risquent d’être gravement lésées pour faire place à un mirage venu de Silicon Valley. On se croirait revenu à l’époque de Duplessis, où on bradait nos richesses pour engraisser des entreprises américaines. On verra si le nouveau ministre des Transports aura assez d’épine dorsale et de sagesse pour se tenir debout, déposer un projet de loi équitable et faire respecter les intérêts des Québécois.

Abdallah Homsyporte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

Agression alléguée dans une voiture d’Uber Québec : Que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début

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Le Devoir de ce matin raconte l’histoire d’une cliente d’Uber Québec qui allègue avoir été rouée de coups par un « partenaire-chauffeur » jusqu’à en perdre connaissance, lors d’une course faite à Montréal en septembre 2017. Le message des intermédiaires de taxi est simple : que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début.

« Le gouvernement Couillard a décidé très récemment de céder au chantage d’Uber et d’abaisser les exigences de sécurité envers ses chauffeurs, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Philippe Couillard devra maintenant vivre avec les conséquences de cette décision. Nous l’avons invité à écouter Laurent Lessard et à garantir des vérifications fortes d’antécédents criminels. Il a préféré dégommer un autre ministre des Transports et plier encore une fois pour faire plaisir à une multinationale sans foi ni loi. Maintenant chaque victime faite aux mains d’Uber saura qui blâmer. »

Une diminution des exigences sécuritaires trop peu connue

Malheureusement, plusieurs commentateurs ont vu les modifications récentes apportées au projet pilote comme des « changements mineurs ». Selon les membres du RITQ, il s’agit d’une analyse erronée. Le réel gain d’Uber dans les circonstances est que ses chauffeurs actuels n’ont pas à subir de vérifications d’antécédents criminels pendant deux ans ! Les nouvelles exigences ne s’appliquent qu’aux nouveaux chauffeurs, inscrits après le 15 octobre 2017. Cela signifie qu’un « criminel-partenaire » peut conduire des passagers vulnérables des milliers de fois avant qu’il ne doive montrer patte blanche à la police. On a compromis la sécurité des Québécois uniquement pour être certain qu’Uber ne manque pas de chauffeurs, parce qu’Uber faisait son chantage habituel ! Il est important de rappeler que la vérification par un corps de police a été instaurée dans transport rémunéré de personnes au Québec par Robert Poëti, maintenue par Jacques Daoust, étendue à Uber par Laurent Lessard et retardée par André Fortin.

Pas une multinationale comme les autres

Trop peu de Québécois savent qu’Uber n’est pas une multinationale comme les autres. À Londres, Uber a perdu son permis d’exploitation non seulement pour avoir mis des criminels derrière le volant, mais aussi, selon les allégations, pour les avoir cachés à la police locale lorsqu’ils commettaient des actes criminels au détriment des passagers. À Boston, en avril, lorsque les autorités ont exigé à Uber et Lyft des vérifications faites par un corps de police plutôt qu’une agence privée complaisante, plus de 8 000 « partenaires » ont été retirés de la route en une seule journée. Certains estiment que 11 % des chauffeurs d’Uber et Lyft ont un dossier criminel trop lourd pour conduire des passagers vulnérables.

Moderniser les règles du taxi

Les membres du RITQ exigent du gouvernement qu’il modifie très rapidement les règles du taxi dans la région de Québec, en fusionnant notamment les actuels territoires urbains de taxi. « Au lieu d’être obnubilé par Uber, le gouvernement devrait moderniser les règles qui nous régissent et permettre un service plus rapide et plus rentable, » conclut monsieur Homsy.

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Source :             RITQ

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