Les gouvernements plument les petits et laissent courir les gros

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Québec, le 11 décembre 2017 – Après Uber, Amazon et Netflix, on découvre maintenant que les agences de voyages en ligne, comme Expedia et Booking, bénéficient elles aussi du laxisme des gouvernements fédéral et provincial. Prélever des taxes sans les remettre à l’État constitue un affront aux clients et aux contribuables.

« Encore une fois, on a l’impression qu’il y a deux classes de citoyens dans notre pays : les contribuables normaux, pour qui les lois fiscales s’appliquent à la lettre et jusqu’au dernier cent, et les multinationales qui peuvent enfreindre les lois du pays sans aucun problème et sans risque de réprimande. Les électeurs sont-ils devenus des citoyens de second ordre au Canada ? Aurions-nous plus de droits si on s’enregistrait dans les paradis fiscaux ? On en vient à le croire, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

Il est important de rappeler qu’Uber a opéré illégalement pendant deux ans au Québec. La multinationale refuse toujours de payer ses dus et prend tous les moyens à sa disposition pour bloquer les poursuites de Revenu Québec. Malgré tout, le gouvernement Couillard lui a accordé le privilège d’un projet pilote. Amazon se permet de vendre au Canada, sans imposer les taxes. Netflix s’est vu accorder la permission de ne pas imposer de taxes au Canada, sous prétexte qu’elle fait un investissement. Il est aussi important de noter que ces entreprises ne paient pas ou presque pas d’impôts au Canada ou au Québec.

« Qu’une entreprise veuille faire de l’argent, on peut le comprendre, mais que nos gouvernements se mettent à plat ventre et fassent des passe-droits n’a aucun sens. Que les agences du revenu ferment les yeux sur des pratiques déloyales, voire illégales, est totalement ahurissant. Il est temps que nos élus les remettent à leur place. Il ne doit plus y avoir deux classes de citoyens chez nous, » conclut monsieur Homsy.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

Lettre ouverte – Abolir les permis de taxis?

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Avez-vous remarqué que depuis l’arrivée en poste du nouveau ministre des Transports, André Fortin, vous n’entendez plus du tout parler d’Uber et des taxis? Certains pourraient être tentés de croire que cette absence de nouvelles signifie que tout baigne dans l’huile. Dans l’industrie du taxi, nous n’avons pas cet optimisme. À force de voir nos droits bafoués par le premier ministre, on tire des leçons.

Plusieurs parmi nous croient que le gouvernement nous annoncera très prochainement, comme un cadeau de Noël empoisonné, qu’il abolira les permis de taxi dont dépendent 22 000 familles québécoises. Cette abolition aura pour but de permettre totalement et sans réserve les opérations de la multinationale sans foi ni loi, opaque, misogyne, déloyale, complice d’infractions criminelles et récidiviste, Uber.

Certains croient que le ministre des Transports nous offrira, pour compenser une perte d’environ 200 000 $ par permis, un crédit d’impôt sur 10 ans. La belle affaire! Ce sera là une compensation risible et vide de sens puisqu’il enverra ces familles à la faillite. Quand on n’a pas de revenus, les crédits d’impôt ne sont d’aucune utilité.

Pourquoi le gouvernement Couillard fera-t-il cette annonce très bientôt? Deux raisons : le timing et les manœuvres habituelles du premier ministre. La défaite de Denis Coderre a démontré qu’il vaut mieux gérer une crise avant les élections plus tôt que pendant. Le projet pilote d’Uber est valide jusqu’en octobre 2018, justement au moment où auront lieu les élections provinciales. Le premier ministre Couillard a donc ordonné à son équipe de clore le dossier le plus rapidement possible, pour qu’on n’y pense plus une fois dans l’isoloir. Comprenons-nous bien : les mesures qui seront proposées pour le taxi risquent fortement d’être scandaleuses et gravement inéquitables. C’est pourquoi elles doivent être le plus loin possible du 1er octobre 2018.

Aussi, de toute évidence, le premier ministre préfère pousser ses ministres des Transports dans des décisions inéquitables et injustes alors qu’ils arrivent dans leur ministère et qu’ils tentent encore d’en saisir toutes les nuances.

Le ministre Poëti, bien en selle, a remis Uber à sa place en disant à ses dirigeants qu’ils devaient se conformer aux règles avant de vouloir les changer. Le premier ministre lui a fait perdre sa limousine pour cette affirmation légitime de l’autorité québécoise. Le ministre Daoust a rapidement compris la malhonnêteté d’Uber et la façon cavalière dont elle traite les lois du Québec.

À minuit moins une, le cabinet du premier ministre lui a imposé un amendement à sa loi, amendement qui rend possibles les projets pilotes avec lesquels on se débat actuellement. Deux semaines après son arrivée en poste, Laurent Lessard, encore bien peu au courant du dossier, a conclu une entente avec Uber, à la demande explicite du premier ministre. Un an plus tard, alors qu’il maîtrisait enfin le dossier et qu’il affirmait clairement que le gouvernement du Québec ne se mettrait pas à genoux devant une multinationale, Couillard l’a tassé. À peine atterri sur la chaise du ministre, André Fortin a fait fi des affirmations de son prédécesseur pour plaire à Uber, notamment en abaissant les standards de vérifications d’antécédents criminels.

Bref, que le ministre des Transports s’appelle André, Laurent, Jacques ou Robert, les vraies décisions se prennent dans le bureau du premier ministre. Et il a clairement fait son lit : les 22 000 familles du taxi risquent d’être gravement lésées pour faire place à un mirage venu de Silicon Valley. On se croirait revenu à l’époque de Duplessis, où on bradait nos richesses pour engraisser des entreprises américaines. On verra si le nouveau ministre des Transports aura assez d’épine dorsale et de sagesse pour se tenir debout, déposer un projet de loi équitable et faire respecter les intérêts des Québécois.

Abdallah Homsyporte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

Agression alléguée dans une voiture d’Uber Québec : Que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début

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Le Devoir de ce matin raconte l’histoire d’une cliente d’Uber Québec qui allègue avoir été rouée de coups par un « partenaire-chauffeur » jusqu’à en perdre connaissance, lors d’une course faite à Montréal en septembre 2017. Le message des intermédiaires de taxi est simple : que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début.

« Le gouvernement Couillard a décidé très récemment de céder au chantage d’Uber et d’abaisser les exigences de sécurité envers ses chauffeurs, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Philippe Couillard devra maintenant vivre avec les conséquences de cette décision. Nous l’avons invité à écouter Laurent Lessard et à garantir des vérifications fortes d’antécédents criminels. Il a préféré dégommer un autre ministre des Transports et plier encore une fois pour faire plaisir à une multinationale sans foi ni loi. Maintenant chaque victime faite aux mains d’Uber saura qui blâmer. »

Une diminution des exigences sécuritaires trop peu connue

Malheureusement, plusieurs commentateurs ont vu les modifications récentes apportées au projet pilote comme des « changements mineurs ». Selon les membres du RITQ, il s’agit d’une analyse erronée. Le réel gain d’Uber dans les circonstances est que ses chauffeurs actuels n’ont pas à subir de vérifications d’antécédents criminels pendant deux ans ! Les nouvelles exigences ne s’appliquent qu’aux nouveaux chauffeurs, inscrits après le 15 octobre 2017. Cela signifie qu’un « criminel-partenaire » peut conduire des passagers vulnérables des milliers de fois avant qu’il ne doive montrer patte blanche à la police. On a compromis la sécurité des Québécois uniquement pour être certain qu’Uber ne manque pas de chauffeurs, parce qu’Uber faisait son chantage habituel ! Il est important de rappeler que la vérification par un corps de police a été instaurée dans transport rémunéré de personnes au Québec par Robert Poëti, maintenue par Jacques Daoust, étendue à Uber par Laurent Lessard et retardée par André Fortin.

Pas une multinationale comme les autres

Trop peu de Québécois savent qu’Uber n’est pas une multinationale comme les autres. À Londres, Uber a perdu son permis d’exploitation non seulement pour avoir mis des criminels derrière le volant, mais aussi, selon les allégations, pour les avoir cachés à la police locale lorsqu’ils commettaient des actes criminels au détriment des passagers. À Boston, en avril, lorsque les autorités ont exigé à Uber et Lyft des vérifications faites par un corps de police plutôt qu’une agence privée complaisante, plus de 8 000 « partenaires » ont été retirés de la route en une seule journée. Certains estiment que 11 % des chauffeurs d’Uber et Lyft ont un dossier criminel trop lourd pour conduire des passagers vulnérables.

Moderniser les règles du taxi

Les membres du RITQ exigent du gouvernement qu’il modifie très rapidement les règles du taxi dans la région de Québec, en fusionnant notamment les actuels territoires urbains de taxi. « Au lieu d’être obnubilé par Uber, le gouvernement devrait moderniser les règles qui nous régissent et permettre un service plus rapide et plus rentable, » conclut monsieur Homsy.

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Comme le gouvernement Couillard, les taxis renoncent à défendre la sécurité des usagers d’Uber

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Depuis trois ans, les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) défendent les intérêts de tous les passagers du transport rémunéré de personnes. Les membres du RITQ renoncent dorénavant à défendre la sécurité des usagers d’Uber.

« Si le gouvernement Couillard abdique sa responsabilité à protéger la sécurité des Québécois en permettant à des criminels “partenaires” d’Uber d’éviter les contrôles policiers, alors nous souhaitons bonne chance aux passagers d’Uber. S’ils veulent un transport sécuritaire, nous les invitons à prendre un taxi. Nos chauffeurs sont tous vérifiés par la police, » explique, déçu, monsieur Abdallah Homsy. « Uber a gagné son pari, le gouvernement Couillard est incapable de lui tenir tête, même si la sécurité des passagers est dans la balance. Lorsqu’une personne sera victime d’un chauffeur d’Uber, on ne pourra blâmer que le gouvernement Couillard. »

L’annonce de ce matin

Contrairement aux affirmations du cabinet du ministre des Transports, les changements annoncés ce matin ne sont pas de légères modifications aux exigences sécuritaires. Elle donne une période de deux ans pendant laquelle les 10 000 chauffeurs actuels d’Uber n’ont pas à se soumettre aux contrôles d’antécédents criminels. Seuls les futurs chauffeurs devront passer par l’examen d’un corps de police. Bref, le ministre des Transports admet que les contrôles de sécurité d’Uber sont déficients, mais il n’appliquera les mesures correctives que pour la minorité des futurs « partenaires ».

Les membres du RITQ sont d’avis que la formation n’a jamais été le réel enjeu des protestations d’Uber Québec. Depuis le début, il était évident qu’Uber craignait les contrôles de sécurité accrues puisque la multinationale a la réputation d’attirer des criminels et de les mettre derrière le volant. Les cas de Londres et Boston sont particulièrement probants. Maintenant que le gouvernement retire à toutes fins pratiques les exigences sécuritaires, les enjeux de formation ne sont étrangement plus un frein pour Uber Québec.

Modernisation immédiate du taxi

Puisque le gouvernement Couillard s’agenouille une nouvelle fois devant Uber, les membres du RITQ exigent fermement que le ministre des Transports s’engage immédiatement, dans les prochaines heures, les prochains jours, à mettre en place sans délai des mesures concrètes pour la modernisation du taxi, telles que la fusion des territoires urbains de taxi, ce qui améliorerait la prestation de service et la rentabilité.

« Il n’est pas normal que des taxis de Ste-Foy ou Charlesbourg qui viennent nous aider au Centre Vidéotron pour répondre à la demande reçoivent des constats d’infraction. Il y a des limites à constamment faire des courbettes devant Uber, tout en maintenant des règles désuètes dans le taxi, » conclut monsieur Homsy.

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Nouveaux ministres aux Transports : les enjeux de sécurité, de compétence et d’équité demeurent les mêmes

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Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) souhaitent la bienvenue aux deux ministres nouvellement nommés aux Transports : monsieur André Fortin, ministre des Transports, et madame Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports.

« Les tâches des transports sont lourdes et importantes, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Nous leur souhaitons bonne chance dans leurs nouvelles fonctions, nous souhaitons qu’ils agissent en fonction des intérêts de tous les Québécois. »

Quatre ministres des Transports en quatre ans

Le changement de ministre des Transports signifie que l’industrie du taxi a connu quatre ministres à ce poste au cours des quatre dernières années : Robert Poëti, Jacques Daoust, Laurent Lessard et maintenant André Fortin. Il est important de noter que ce nouveau changement survient alors que le dossier d’Uber et de l’iniquité envers les travailleurs du taxi n’est toujours pas réglé.

« Notre message envers le ministre des Transports demeure le même. Nos droits doivent être respectés. Les pertes causées par le projet pilote d’Uber doivent être compensées. La modernisation du taxi doit se poursuivre. Notre détermination sur ces enjeux sera inébranlable, » conclut monsieur Homsy.

De plus, les membres du RITQ estiment que les minces exigences nouvellement imposées à Uber constituent le minimum que l’on puisse mettre en place pour assurer la sécurité des passagers et le respect du cadre du projet pilote. Tout fléchissement du gouvernement concernant ces exigences sera perçu par l’industrie du taxi comme une capitulation devant une multinationale sans foi ni loi. Il n’est pas nécessaire de diminuer la sécurité de la clientèle pour innover. L’app Taxi Coop des intermédiaires de Québec en est la preuve. Laurent Lessard et Philippe Couillard ont cité les taxis de Québec comme étant l’exemple à suivre.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Ste-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber…

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Depuis bientôt deux semaines, la multinationale Uber fait volontairement et artificiellement durer le suspense en affirmant qu’elle quittera le Québec le 14 octobre 2017 si les exigences envers ses chauffeurs ne sont pas amoindries.

« À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber, les intermédiaires de taxi de Québec ont deux messages. Tout d’abord, nous ne croyons pas qu’Uber va quitter. Elle utilise son chantage habituel pour tenter de faire bouger les autorités. Ensuite, si Uber venait à quitter, nous croyons que la modernisation du taxi est en marche et qu’elle va s’accélérer. Le départ d’Uber n’enlèvera rien aux Québécois, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

Un message particulier aux chauffeurs d’Uber

Certains de ceux qui craignent le plus le départ d’Uber sont ses chauffeurs, que la multinationale traite comme des travailleurs autonomes, pour éviter de leur payer des avantages sociaux. Ces chauffeurs affirment souvent que la flexibilité des horaires est ce qui les attire chez Uber, qu’il s’agit pour eux d’un revenu d’appoint important. Les membres du RITQ les invitent à offrir leurs services dans l’industrie du taxi, ils y retrouveront la même flexibilité, mais ils n’auront pas à user leur voiture pour le faire, ils auront alors plus d’argent dans leurs poches.

« Ceux qui semblent les plus craintifs sont ceux qui travaillent à temps plein pour Uber, » ajoute monsieur Homsy. « Ces chauffeurs doivent être conscients d’une chose : Uber affirme publiquement qu’elle préfère les chauffeurs à temps partiel, que c’est là son modèle d’affaires. En plus, Uber exprime ouvertement et fréquemment son désir d’éliminer ses chauffeurs le plus tôt possible pour mettre des voitures totalement autonomes sur la route. Bref, c’est un employeur qui n’a aucun respect pour les personnes qui constituent le cœur de sa main d’œuvre. »

Pourquoi une formation ?

La modernisation du taxi est en marche. Elle ne s’arrêtera pas, qu’Uber reste ou parte. Les membres du RITQ continuent d’investir et de bonifier leur app Taxi Coop, en plus d’élaborer une nouvelle formation plus appropriée pour les travailleurs du taxi. D’ailleurs, les membres du RITQ sont d’avis qu’une formation, d’au moins 35 heures par exemple, est absolument nécessaire pour connaître les exigences de la loi québécoise, avoir un minimum de connaissances touristiques et être apte à traiter les demandes spécifiques qui émanent des passagers à mobilité réduite.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Ste-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

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Les taxis de Québec sont bien réveillés

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À la suite des menaces d’Uber, voulant que la multinationale quitte si elle n’obtient pas toutes les concessions possibles et impossibles du gouvernement du Québec, le candidat à la mairie Régis Labeaume a affirmé, reflétant le point de vue de certains, «qu’il ne faudrait pas que l’industrie du taxi se remette à dormir.»

Pour tous ceux que le départ très improbable d’Uber inquiète, nous avons un message : si Uber quitte, nous le prendrons comme un grand défi à relever, pas comme une récompense. Nous sommes bien conscients que les attentes des Québécois en ce qui concerne le transport rémunéré de personnes ont évolué. Les intermédiaires de taxi de Québec sont parmi les plus modernes dans la province. L’application mobile Taxi Coop a encore été citée en exemple, cette semaine au Salon bleu, par le premier ministre Couillard, comme un exemple à suivre et la preuve qu’on peut faire mieux qu’Uber. D’ailleurs, nous avons démontré notre désir d’amélioration en contribuant à créer une image de marque pour les taxis de Québec. Nous avons proposé la création du taxi-bus pour améliorer le service du RTC, là où un autobus est inutile.

Il est vrai que notre service sur le terrain est imparfait à l’occasion. Cette imperfection est applicable à tous les moyens de transport de masse. Les clients ont parfois des plaintes contre Téo, Uber, le RTC, les traversiers, les avions… Par définition, anticiper à la perfection et à la seconde près les besoins en transport de milliers d’usagers est une tâche colossale, mais nous nous y appliquons avec rigueur et énergie chaque jour. Nous croyons que les moyens technologiques actuels et futurs sont de nouveaux outils pour atteindre cet objectif, de concert avec la compétence et la probité. C’est l’engagement que nous prenons envers vous, qu’Uber reste ou parte.

Pour y arriver, nous aurons besoin de l’aide annoncée par le gouvernement du Québec. L’arrivée d’Uber au Québec a coûté entre 400 et 600 millions $ à l’industrie du taxi, sans compter que les prêteurs du taxi refusent dorénavant toute créance. Il est difficile de rénover la cuisine, quand la maison est en feu et que le banquier refuse de prêter. Nous continuerons nos améliorations constantes. Elles se feront d’autant plus rapidement si le marché du transport rémunéré de personnes redevient enfin équitable.

Pour la première fois depuis trois ans, le premier ministre Couillard a prononcé cette semaine des paroles avec lesquelles nous pouvions être d’accord : «ce [n’est pas] au gouvernement du Québec de se mettre à plat ventre devant une multinationale». Compte tenu de tous les revers qu’il nous a fait subir et de tous les préjudices qu’il a imposés aux 22 000 familles du taxi, nous sommes extrêmement sceptiques envers le gouvernement de Philippe Couillard. Trop souvent, ses propos courageux se sont transformés en entente à sens unique, annoncée tard le vendredi soir.

Peut-être, enfin, le premier ministre s’est-il trouvé une épine dorsale suffisante pour tenir tête à des bullies de Silicon Valley? Sans dire que nous souhaitons dormir, disons qu’on peut rêver, rêver à la fin d’une iniquité annoncée et mise en place depuis bientôt trois ans.

Abdallah Homsy, Porte-parole, Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec

Photo du Soleil de Québec

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201709/27/01-5137272-les-taxis-de-quebec-sont-bien-reveilles.php

Uber va interrompre son service uniquement pour frustrer ses utilisateurs

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Fidèle à elle-même, la multinationale Uber menace ce matin d’interrompre son service si elle n’obtient pas toutes les concessions qu’elle veut du gouvernement du Québec.

« Il ne faut pas que les Québécois se trompent : Uber n’est pas obligée de stopper ses opérations, elle le fait uniquement pour frustrer ses utilisateurs et faire pression sur le gouvernement. Ça démontre bien le respect qu’elle a pour ses utilisateurs, avec qui elle joue sans scrupule, » explique Georges Malouf, porte-parole montréalais des intermédiaires de taxi. « Encore une fois, Uber, au lieu de négocier de bonne foi, préfère faire du bullying commercial. C’est le chantage classique d’Uber. La vraie question, nous la posons depuis bientôt trois ans, le gouvernement du Québec est-il capable de se faire respecter ou va-t-il encore flancher et se mettre à plat ventre devant les quelques pressions d’Uber ? »

Le cas de Boston

Depuis avril 2017, les antécédents criminels de tous les chauffeurs de Lyft et Uber dans la région de Boston sont vérifiés par un corps de police et pourtant la multinationale opère toujours là-bas. En une journée, les autorités de Boston ont exclu 8000 « partenaires » d’Uber et Lyft à cause de leur passé criminel. Selon ces estimations, 11 % des « partenaires » d’Uber et Lyft ont un dossier criminel trop lourd pour conduire des passagers vulnérables.

« Le gouvernement du Québec ne doit pas abaisser les standards de sécurité pour les passagers. L’innovation technologique ne peut pas vouloir dire un affaiblissement de la sécurité des personnes transportées. Le premier ministre Couillard l’a souvent répété, après Uber, il y aura Lyft et les autres. On ne doit pas abaisser les standards maintenant, le gouvernement du Québec enverrait le message qu’il cède constamment au bullying commercial, » ajoute monsieur Abdallah Homsy, porte-parole des intermédiaires de taxi pour la région de Québec.

Poursuivre la modernisation

De plus, les intermédiaires de taxi estiment que ces menaces construites par Uber ne doivent pas ralentir la modernisation du taxi annoncée par le gouvernement du Québec. Si Uber quitte, l’importance de moderniser l’industrie du taxi n’est qu’augmentée. Les travaux annoncés en matière d’applications mobiles, d’images de marque et de compensation financière doivent aller de l’avant.

Les intermédiaires de taxi regroupés représentent près de 2000 voitures de taxi au Québec

À Montréal :

  • Kamal Azimi, Atlas Taxi
  • George Boussios, Taxi Champlain
  • Yung Cuong, Taxi Para Adapté
  • Richard Lynch, Taxi Angrignon
  • Georges Malouf, Taxi Pontiac et Boisjoly

À Longueuil :

  • Arezki Djema, Taxi Union

À Québec :

  • Abdallah Homsy, RITQ

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Source :    Les intermédiaires de taxi

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Réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à l’annonce du renouvellement du projet pilote d’Uber et des intentions du gouvernement concernant l’industrie du taxi

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Monsieur Laurent Lessard

Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports

 

Objet : Réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à l’annonce du renouvellement du projet pilote d’Uber et des intentions du gouvernement concernant l’industrie du taxi

Monsieur le Ministre,

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) est le principal représentant de l’industrie du taxi de la région de Québec. En effet, regroupant plus de 600 propriétaires et plus de 1200 chauffeurs, nous représentons 95 % de l’industrie de la région. À ce titre, nous avons participé aux travaux du Comité sur la modernisation de l’industrie du taxi dont vous avez dévoilé les recommandations aujourd’hui, en plus d’annoncer la prolongation du projet pilote d’Uber.

Nous souhaitons donc vous transmettre la réaction officielle de l’industrie du taxi de la région de Québec à la suite de ces annonces de votre gouvernement.

Le principal constat du Comité, que vous avez par ailleurs reconnu comme représentant du gouvernement du Québec, est que le projet pilote qui permet à Uber de fonctionner au Québec sans respecter les règles imposées à l’industrie du taxi a suscité une baisse moyenne de la valeur des permis de taxi de l’ordre de 38 %. Lors de votre annonce, vous avez par ailleurs reconnu le besoin de compenser cette baisse de valeur autant que la responsabilité du gouvernement en ce sens. La valeur totale des permis de taxi au Québec était estimée à 1,4 milliard de dollars avant Uber.

Malgré ces constats importants, les annonces d’aujourd’hui sont totalement injustes. En effet, alors que la baisse de valeur des permis est confirmée et que le gouvernement reconnaît la nécessité de compenser l’industrie, aucune compensation n’est annoncée. Au mieux, on nous promet un groupe de travail impliquant le ministère des Finances afin d’établir les besoins et le soutien financier nécessaire à la modernisation de l’industrie. Ainsi, alors que l’impact négatif sur l’industrie est confirmé et que le gouvernement reconnaît qu’il doit agir, aucune compensation n’est confirmée.

Cette injustice est aggravée par le fait que le gouvernement s’abstient de demander à Uber de payer le juste prix pour l’autorisation exceptionnelle qui lui est accordée d’opérer sans limitation de nombre de véhicules sur le territoire du Québec. Pas de plafond pour Uber, pas de compensation pour l’industrie. Sous ces aspects, votre gouvernement n’est donc pas celui du « changement profond », tel que l’annonçait le premier ministre Philippe Couillard, mais celui de l’injustice profonde.

Certes, malgré cette aberration fondamentale, des stratèges se sont assurés de saupoudrer un peu de sucre au travers de ce mélange indigeste favorisant Uber. Nous faisons ainsi référence aux dispositions visant les chauffeurs d’Uber en matière de formation, à la vérification de leurs antécédents judiciaires par les policiers, aux vérifications mécaniques obligatoires et à l’interdiction du lanternon. Ces éléments ne changent rien au constat d’injustice de vos annonces d’aujourd’hui.

Comme vous le savez, notre regroupement n’est pas un partisan de la politique de la chaise vide. Nous participerons donc néanmoins aux travaux découlant de ces annonces, en particulier ceux du comité impliquant les Finances ainsi que ceux visant la finalisation du programme de financement de la modernisation de l’industrie, avec la même bonne foi et la même franchise qui nous ont toujours caractérisés. Cela étant dit, nous devons vous prévenir : le dossier d’Uber sera, par la force des choses, l’un des dossiers chauds de la campagne électorale de 2018.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Le porte-parole,

Abdallah Homsy

Retrait de la licence d’Uber : Londres a le courage de protéger ses citoyens

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Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) applaudissent la décision des autorités londoniennes de retirer la licence d’exploitation d’Uber afin de protéger ses citoyens. Londres base sa décision sur l’apparent désir d’Uber de cacher la dangerosité et les actions criminelles de certains « partenaires ». La multinationale semble plus préoccupée par ses profits que la probité des transporteurs de personnes.

« Ça fait des mois qu’on dit que les pratiques d’Uber ne protègent pas les citoyens, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Est-ce que le gouvernement Couillard va renouveler un projet pilote qui met en danger la sécurité de la population? Est-ce que ça va prendre un mort pour que le gouvernement libéral mette un terme à son projet pilote extrêmement mal balisé et dangereux pour le public ? »

En mai, Le Soleil et le 98,5 FM ont exposé le cas de Sam, un homme avec un casier judiciaire pour voie de fait armé, expulsé de l’industrie du taxi, mais chauffeur chez Uber Québec. Il y a une semaine, La Presse mettait en lumière que cinq « partenaires » d’Uber Québec ont conduit des passagers vulnérables malgré leur dossier criminel.

« Londres n’est ni la première ni la dernière ville à bannir Uber pour ses pratiques plus que douteuses, » ajoute monsieur Homsy. « Comment se fait-il qu’une juridiction municipale ait plus de courage que le gouvernement du Québec ? Le premier ministre et le ministre des Transports jouent avec le feu, uniquement pour permettre à une multinationale d’opérer et d’envoyer ses revenus dans les paradis fiscaux, en ne contribuant rien à la collectivité québécoise. Il faut que le gouvernement libéral s’en rende compte avant qu’il soit trop tard. »

Le RITQ souligne que le gouvernement Couillard a mis sur pied le Comité de modernisation du taxi en janvier, mais semble prêt à agir avant même d’obtenir les recommandations de ce comité, qui devraient venir dans quelques jours.

À Boston

Le cas de Londres suit de quelques mois l’expulsion de plus 8000 « partenaires » d’Uber et de Lyft à Boston, après que les autorités aient exigé que les antécédents criminels soient vérifiés par un corps de police. Selon ces estimations, 11 % des « partenaires » d’Uber sont des criminels.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Ste-Foy, Taxi Beauport, Taxi Charlesbourg et Taxi Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ