Agression alléguée dans une voiture d’Uber Québec : Que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début

Share

Le Devoir de ce matin raconte l’histoire d’une cliente d’Uber Québec qui allègue avoir été rouée de coups par un « partenaire-chauffeur » jusqu’à en perdre connaissance, lors d’une course faite à Montréal en septembre 2017. Le message des intermédiaires de taxi est simple : que le gouvernement Couillard se prépare, ce n’est qu’un début.

« Le gouvernement Couillard a décidé très récemment de céder au chantage d’Uber et d’abaisser les exigences de sécurité envers ses chauffeurs, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Philippe Couillard devra maintenant vivre avec les conséquences de cette décision. Nous l’avons invité à écouter Laurent Lessard et à garantir des vérifications fortes d’antécédents criminels. Il a préféré dégommer un autre ministre des Transports et plier encore une fois pour faire plaisir à une multinationale sans foi ni loi. Maintenant chaque victime faite aux mains d’Uber saura qui blâmer. »

Une diminution des exigences sécuritaires trop peu connue

Malheureusement, plusieurs commentateurs ont vu les modifications récentes apportées au projet pilote comme des « changements mineurs ». Selon les membres du RITQ, il s’agit d’une analyse erronée. Le réel gain d’Uber dans les circonstances est que ses chauffeurs actuels n’ont pas à subir de vérifications d’antécédents criminels pendant deux ans ! Les nouvelles exigences ne s’appliquent qu’aux nouveaux chauffeurs, inscrits après le 15 octobre 2017. Cela signifie qu’un « criminel-partenaire » peut conduire des passagers vulnérables des milliers de fois avant qu’il ne doive montrer patte blanche à la police. On a compromis la sécurité des Québécois uniquement pour être certain qu’Uber ne manque pas de chauffeurs, parce qu’Uber faisait son chantage habituel ! Il est important de rappeler que la vérification par un corps de police a été instaurée dans transport rémunéré de personnes au Québec par Robert Poëti, maintenue par Jacques Daoust, étendue à Uber par Laurent Lessard et retardée par André Fortin.

Pas une multinationale comme les autres

Trop peu de Québécois savent qu’Uber n’est pas une multinationale comme les autres. À Londres, Uber a perdu son permis d’exploitation non seulement pour avoir mis des criminels derrière le volant, mais aussi, selon les allégations, pour les avoir cachés à la police locale lorsqu’ils commettaient des actes criminels au détriment des passagers. À Boston, en avril, lorsque les autorités ont exigé à Uber et Lyft des vérifications faites par un corps de police plutôt qu’une agence privée complaisante, plus de 8 000 « partenaires » ont été retirés de la route en une seule journée. Certains estiment que 11 % des chauffeurs d’Uber et Lyft ont un dossier criminel trop lourd pour conduire des passagers vulnérables.

Moderniser les règles du taxi

Les membres du RITQ exigent du gouvernement qu’il modifie très rapidement les règles du taxi dans la région de Québec, en fusionnant notamment les actuels territoires urbains de taxi. « Au lieu d’être obnubilé par Uber, le gouvernement devrait moderniser les règles qui nous régissent et permettre un service plus rapide et plus rentable, » conclut monsieur Homsy.

– 30 –

Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca