À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber…

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Depuis bientôt deux semaines, la multinationale Uber fait volontairement et artificiellement durer le suspense en affirmant qu’elle quittera le Québec le 14 octobre 2017 si les exigences envers ses chauffeurs ne sont pas amoindries.

« À tous ceux qui s’inquiètent du départ d’Uber, les intermédiaires de taxi de Québec ont deux messages. Tout d’abord, nous ne croyons pas qu’Uber va quitter. Elle utilise son chantage habituel pour tenter de faire bouger les autorités. Ensuite, si Uber venait à quitter, nous croyons que la modernisation du taxi est en marche et qu’elle va s’accélérer. Le départ d’Uber n’enlèvera rien aux Québécois, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

Un message particulier aux chauffeurs d’Uber

Certains de ceux qui craignent le plus le départ d’Uber sont ses chauffeurs, que la multinationale traite comme des travailleurs autonomes, pour éviter de leur payer des avantages sociaux. Ces chauffeurs affirment souvent que la flexibilité des horaires est ce qui les attire chez Uber, qu’il s’agit pour eux d’un revenu d’appoint important. Les membres du RITQ les invitent à offrir leurs services dans l’industrie du taxi, ils y retrouveront la même flexibilité, mais ils n’auront pas à user leur voiture pour le faire, ils auront alors plus d’argent dans leurs poches.

« Ceux qui semblent les plus craintifs sont ceux qui travaillent à temps plein pour Uber, » ajoute monsieur Homsy. « Ces chauffeurs doivent être conscients d’une chose : Uber affirme publiquement qu’elle préfère les chauffeurs à temps partiel, que c’est là son modèle d’affaires. En plus, Uber exprime ouvertement et fréquemment son désir d’éliminer ses chauffeurs le plus tôt possible pour mettre des voitures totalement autonomes sur la route. Bref, c’est un employeur qui n’a aucun respect pour les personnes qui constituent le cœur de sa main d’œuvre. »

Pourquoi une formation ?

La modernisation du taxi est en marche. Elle ne s’arrêtera pas, qu’Uber reste ou parte. Les membres du RITQ continuent d’investir et de bonifier leur app Taxi Coop, en plus d’élaborer une nouvelle formation plus appropriée pour les travailleurs du taxi. D’ailleurs, les membres du RITQ sont d’avis qu’une formation, d’au moins 35 heures par exemple, est absolument nécessaire pour connaître les exigences de la loi québécoise, avoir un minimum de connaissances touristiques et être apte à traiter les demandes spécifiques qui émanent des passagers à mobilité réduite.

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Ste-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

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