44 M$ pour la modernisation du taxi : Le ministre vient d’annoncer qu’Uber est là jusqu’en 2022

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Québec, le 15 décembre 2017 – Le ministre des Transports a annoncé ce matin qu’une part des 44 M$ sur 5 ans pour la modernisation des taxis proviendra des redevances versées par Uber à l’État. Il annonce donc par le fait même qu’Uber est là pour rester, au moins jusqu’en 2022, alors que nous sommes pourtant en phase de projet dit pilote.

« Officiellement, le gouvernement “étudie” toujours la question d’Uber, » estime Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). « Il est encore plus clair maintenant que le gouvernement a déjà décidé et fera tout en son possible pour que la multinationale aux pratiques d’affaires plus que discutables reste au Québec et continue d’écraser les 22 000 familles du taxi. Depuis le début, le gouvernement Couillard est à genoux devant Uber, alors que l’entreprise refuse toujours de rembourser les taxes pour ses opérations illégales de 2015 et 2016. »

Le véritable enjeu demeure la valeur des permis

La somme de 44 M$ pour la modernisation du taxi est beaucoup trop faible selon les membres du RITQ. Ils estiment que le ministre évite le véritable enjeu, celui de la valeur des permis. L’argent annoncé équivaut à 1100 $ par année par taxi.

« Cette somme ne paye même pas les frais de la SAAQ pour mes plaques de taxi, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Pendant ce temps-là, la valeur des permis au centre-ville de Québec est passée de 210 000 $ à 140 000 $ et le projet pilote d’Uber n’est même pas terminé. On va compenser une perte de 70 000 $ avec un chèque de 1000 $ ? Il y a quelqu’un qui doit refaire ses cours de maths quelque part. »

 Comité des Finances

Les représentants du RITQ ont l’intention de participer pleinement au comité des Finances mis sur pied par le gouvernement pour déterminer la valeur des compensations à verser aux détenteurs de permis de taxi. Ils ont l’intention de défendre âprement les intérêts des travailleurs du taxi de Québec. S’il souhaite minimiser les pertes des taxis, le gouvernement pourrait simplement fusionner les territoires urbains de taxi ce qui diminuerait le temps de réponse et augmenterait la rentabilité des travailleurs. Il n’aurait qu’à changer quelques règlements.

 À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca