« Uber ne les respectera pas et le gouvernement Couillard va plier encore une fois »

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Québec, le 15 janvier 2018 – Les membres du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) tiennent à rappeler que c’est à partir d’aujourd’hui que les nouvelles exigences du ministère des Transports entrent en vigueur pour Uber Québec. Théoriquement, tous les chauffeurs d’Uber enregistrés après le 14 octobre 2017 doivent avoir en main une vérification d’antécédents criminels par un corps de police et avoir complété une formation de 35 heures.

« Nous sommes convaincus que ces nouvelles exigences auront le même effet que les anciennes, » explique Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. « Le gouvernement ne vérifiera rien, pour être certain de ne pas trouver de non-conformités. Uber va faire semblant de se plier aux exigences, mais ne fera concrètement rien. Dans quelques semaines, quand on va apprendre qu’Uber a une fois de plus méprisé les lois du Québec, le gouvernement Couillard va plier encore une fois et accorder un nouveau délai. Et ainsi de suite. Ça fait quatre ans qu’Uber opère chez nous. Il serait peut-être temps que le Québec se fasse respecter. »

 Diminution des exigences de sécurité envers les passagères

Les membres du RITQ tiennent à rappeler que, après le dévoilement d’un chauffeur criminalisé d’Uber Québec, le ministre Lessard, alors ministre des Transports, avait annoncé que tous les chauffeurs d’Uber devraient avoir leurs antécédents vérifiés par la police pour transporter des personnes. À la dernière minute, le nouveau ministre des Transports, André Fortin, a abaissé la barre et spécifié que ces exigences ne s’appliqueraient qu’aux nouveaux chauffeurs d’Uber, permettant ainsi à 10 000 employés d’Uber de transporter des passagères sans être vérifiés par la police, au même moment où Uber perdait sa licence à Londres pour avoir caché des violeurs parmi ses conducteurs.

« Il apparaît de plus en plus clairement que le gouvernement Couillard est incapable de se faire respecter d’Uber, » ajoute monsieur Homsy. « Le premier ministre est prêt à risquer la sécurité des Québécoises pour faire plaisir à une multinationale qui ne crée aucun emploi de qualité, qui ne paye aucun impôt et qui refuse même de rembourser les taxes usurpées pendant ses opérations illégales. Visiblement, ce n’est pas Uber qui va se plier aux lois du Québec. C’est le gouvernement du Québec qui va faire les quatre volontés d’Uber. »

À propos du RITQ

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Coop Sainte-Foy, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop Charlesbourg et Taxi Coop Val-Bélair. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

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Source :             RITQ

Contact :           Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca